The Edifice @ Hamilton Film Festival

Screening as part of this year’s Hamilton Film Festival experimental program:
Wednesday, November 2 at 9:30 pm
– Staircase Theatre, 27 Dundurn St. North

Hamilton is such a great city – full of  character, rich architecture, texture, and neighborly people. I am very excited to be presenting my film in this very real place. Check out the festival’s website for more info and hope to see you on the 2nd!

www.hamiltonfilmfestival.com

Review of The Edifice by Réal La Rochelle

Critique du film The Edifice par Réal La Rochelle. En français, voir ci-dessous.

Réal La Rochelle is an author, professor, and critic. Teaching in the department of Art History and Film Studies at the University of Montreal and giving seminars on cinema sound at INIS (Institut national de l’image et du son), he has also contributed to various journals such as 24 Images. He is the author of several books including the biography “Denys Arcand. L’ange exterminateur” which has been translated into English.

Screened at the event of the 38th Concordia Film Festival, here is what he had to say about The Edifice.

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The Edifice de Frank Sanna

Ce court métrage se présente comme un poème de l’errance, ponctué d’une trame narrative minimaliste, où un jeune couple, habilement joué par les comédiens Natalia Valencia et Julien Boissaud, est à la recherche d’un terrain. Un arpenteur a d’ailleurs tracé au sol les marques de cet emplacement. Le réalisateur Frank Sanna voit cette quête comme ancrée dans un cadre au « réalisme magique », une manière de « contemplation mythique de la condition humaine ».

Les deux jeunes chercheurs vont aussi déambuler dans des archives de lettres anciennes et de photos. Ce qui n’est pas sans rappeler l’exposition de 2010 Les deux Sardaignes, à la galerie Espace projet, une collection de clichés familiaux évoquant la Sardaigne originale des parents et l’enfance de l’auteur à Thorold, en Ontario. Frank Sanna appelait ces paysages « l’espace d’une fiction de la vérité personnelle ». The Edifice reprend cette thématique, qu’il prolonge et accentue sur sa bande sonore, sur laquelle se font entendre des bribes d’espagnol, d’anglais et de français (« lots of time », « is it real? », un « Notre Père » en espagnol, « je déteste Dieu parce qu’il veut que je le déteste »).

Par ailleurs, les pérégrinations de ces deux jeunes vont les conduire autant dans des paysages urbains (routes et échangeurs, bâtiments industriels en ruine, hôtel rutilant) que dans des espaces de nature, forêts et bords de l’eau. Ils n’échangent entre eux que des bribes de conversations, la jeune femme parle quelques minutes en espagnol sur son portable (histoire de famille en arrière-plan), le garçon profère quelques aphorismes en français. Sinon, peu de dialogues au sens strict du terme, ce qui ne fait qu’accentuer l’espèce de barrière invisible qui sépare ces deux êtres. Une sorte de malaise s’est installé entre eux, que les déserts urbains et les espaces natures touffus ne font qu’amplifier.

Car ce jeune couple semble tout autant installé dans la gêne d’un premier contact (un moment, ils se dévoilent leurs sexes) que dans la fatigue qui amorce leur rupture. L’atmosphère est ambiguë, les enveloppe à la fois de décrépitude et de rutilance. Le film reste suspendu dans cette problématique, aucune solution ou sortie de crise n’est esquissée.

The Edifice est superbement mis en images, les prises de vues au naturel, autant de jour que de nuit, les paysages et les personnages (y inclus les énigmatiques chiens) captés avec sensualité et une sorte de vibration lumineuse très adroite. La bande sonore, pour sa part, est finement travaillée, au point qu’elle offre un contrepoint très riche à l’image. Paroles, bruitages, silences, musiques religieuses ou profanes s’entrelacent en une chaleureuse tapisserie de sons qui donne au film une modernité particulière.

Poème de la quête et de la solitude, The Edifice rend à merveille cet objectif de son réalisateur de faire référence à « une ambiance de tension entre le sacré et le profane », tout comme de donner au réel une dimension « magique » et de hisser le parcours d’un jeune couple au niveau de la mythologie.

Réal La Rochelle
Mai 2011

À ce jour, ce court métrage de fiction de 30 minutes a été présenté deux fois en 2011. D’abord durant les Rendez-vous du cinéma québécois, le 19 février; ensuite, le 12 mai, au moment du 38e Festival du film de Concordia.

The Edifice @ 38th Concordia Film Festival

The Edifice will be screening as part of the GRADUATE’S SCREENING of the 38th Concordia Film Festival

Thursday, May 12 – 18:00 – 20:00 (6 to 8 pm)
NFB CINÉROBOTHÈQUE
1564 ST-DENIS (coin De Maisonneuve) (Métro BERRI-UQAM)

Tickets are $8.00 – available at the Cinérobothèque – open every day except Monday (from 12 to 9pm)

Check the festival website for more info…

Hope to see you there!

The Edifice @ Les Rendez-vous du cinéma québécois

Julien Boissaud and Natalia Valencia in The Edifice (2010, 35mm )

Screening as part of PRORAMME LE FOND ET LA FORM
SATURDAY, FEBRUARY 19 ~ 14h 30 (2:30pm)
Cinémathèque québécoise
salle Fernand Seguin : 335, boul. de Maisonneuve Est

THE EDIFICE reveals the mysterious road-trip of a man and woman set out to find a plot of land. Within an ambience of sacred/profane tension, nonlinear narrative embraces magical realism as a mythic contemplation of the human condition.

Les Rendez-vous du cinéma québécois

Les deux Sardaignes

From my photo exhibition at ESPACE PROJET  (August 13 to 28, 2010)


Life has forever impressed me as being a world of phenomenon; a mysterious realm of so many things – all freely standing in contrast to each other, all somehow connected in unlimited space. This experience of opposition, the tension of worldly, finite, stuff existing in an infinite context, never really escapes my concern as person or artist.

Creating photographic images has always been a form questioning relationships. With each new composition, an unspoken argument plays out in my mind. Have I calmed the persistent need to orient myself within people, places, and things… or am I simply trying to make believe that this world belongs to me?

In the exposition Les deux Sardaignes landscapes of the ‘two’ Sardinias are presented. One, of images taken on trips from the physical, geographical location in Italy where my parents come from, the other, created from childhood family archives: images from ‘the homeland’ and of Thorold, Ontario – where I come from. The ‘real’ Sardinia is the one experienced through memory of family culture, geography and emotion – a landscape of psychological and affective space that is continually recomposed as an ongoing fiction of personal truth.